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Essai Infiniti Q30 1.5d : tu le sens, le premium ?

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Essai Infiniti Q30 1.5d : tu le sens, le premium ?

Message par gegedelyon le Jeu 05 Mai 2016, 08:34

Blog Automobile : Essai Infiniti Q30 1.5d : tu le sens, le premium ?


Essai Infiniti Q30 1.5d : tu le sens, le premium ?

Posté le : Wednesday 04 May 2016 — 18:00


Peut-on espérer percer sur le segment du premium avec une auto mue par un moteur de Dacia Diesel 



Belle question à laquelle va devoir répondre cette Infiniti Q30. 



Ramassage des copies dans 3 heures.




Cette question en guise d’introduction risque de heurter quelques sensibilités, mais je prends ce risque. 


Parce que : petit un, Infiniti est la marque premium du Groupe Renault-Nissan-Dacia-Lada-Samsung et a pour ambition de percer sur le continent Européen. Fact

Parce que le business, c’est quand même la clé du truc : à la louche (on n’est pas à trois unités près), Infiniti écoule environ 200 000 voitures au niveau mondial, dont 130 000 sur le continent américain (d’où les grosses berlines et gros SUV dans sa gamme, qui ont peu la cote chez nous). 

La Chine représente le second gros marché et l’Europe est à la traîneavec un peu plus de 6000 voitures vendues en 2015. 

Or, pour percer en Europe, il ne suffit pas d’avoir de la berline noire ubérisée (un créneau où Infiniti ne se défend pas si mal puisque plus de 500 Q50 ont été vendues depuis le début de l’année), mais il faut aussi de la compacte et du petit SUV. 


Ça, c’est le boulot de la Q30 et du très prochain QX30. 


Car le premium, mes amis, c’est l’avenir, le graal des business school, la certitude d’une belle valeur ajoutée. 


À ce jeu où l’on essaie de gagner à tous les coups, tout le monde tente sa chance. 



Même eux :




Donc, on ne pourra pas reprocher au Groupe Renault-Nissan-Dacia-Lada-Samsung d’essayer de proposer du luxe abordable avec la Q30 qui, d’ailleurs, vous avait déjà été présentée ici par mon collègue Thomas en décembre dernier, dans la version haut-de-gamme 2.2d (170 ch), à transmission intégrale et avec une boîte 7 à double embrayage


La Q30 peut d’ailleurs proposer jusque 211 ch (avec le 2.0 turbo essence), mais il se trouve qu’une version d’entrée-de-gamme reste essentielle pour faire du chiffre de vente.



C’est donc sur celle-ci que j’ai jeté mon dévolu pour cet essai : la 1.5d, animée par un petit 4 cylindres Diesel de 1461 cm3, qui développe 109 ch à 4000 tr/mn et 260 Nm à 1750 tr/mn, et que l’on retrouve aussi sous le capot d’une Dacia Duster dCi 110.Fact



Ça fait des dessous un peu roturier pour un emballage soigné, non ?




Cela dit, cette politique n’est pas que le seul fait de cette pauvre Q30 et lui jeter la pierre serait malhonnête, puisque une Mercedes Classe A 180 d de jeune cadre dynamique dispose de la même mécanique, tout comme une très lookée CLA 180 d. 


Et une Mercedes C 180 d embarque d’un petit 1.6 Renault Diesel tandis qu’une BMW 114d, dans un registre similaire, cumule une posture dynamique et une mécanique peu puissante. 

Bref, la liste pourrait être longue.


En attendant, la vraie question est : puis-je me sentir prémiumisé dans cette belle auto avec son moteur de Duster ?




À l’intérieur, c’est très premium !

Certes, les esprits grincheux peuvent reprocher à cette Q30 d’avoir repris un certain nombre d’éléments d’origine Mercedes. 

Il y quand même pire comme référence, mais à propos de pire, Infiniti a eu le bon goût de ne pas reprendre l’iPad de Stuttgart et a bien intégré son écran (qui est tactile, lui) dans la planche de bord. 

Pour le reste, je ne suis pas très fan du commodo unique à gauche (essuie-glaces et clignotants), car de fausses manips restent possibles ; idem pour le frein à main électrique à la commande planquée au gauche, dans la partie basse du tableau de bord. 


Et il est vrai que l’ensemble compteur, compte-tours et écran d’information central viennent aussi directement d’Allemagne. 

D’où le compteur gradué jusque 260 km/h !




Ce qui constitue une bonne surprise, c’est que même cette Q30 (très) modestement motorisée dégage un vrai et beau sentiment de qualité à l’intérieur. Les doubles surpiqûres sur l’épais cuir de la planche de bord et des sièges à l’aspect cossu, l’épaisse couche d’Alcantara® noir qui recouvre les montants A et le toit, les généreux placages « façon bois » et les commandes de réglage des sièges sur les contre-portes (très MB, ceci), tout contribue à se sentir immédiatement à l’aise à bord de cette Q30, fut-elle 1.5d. 

Je note aussi le beau volant, agréable à prendre en mains, ainsi que la molette façon iDrive, assez intuitive dans son fonctionnement et aidée par des touches de raccourcis. 


D’un coup, il semble bien loin le Dacia Duster et son intérieur en plastique qui sent le pétrole.





















D’autant que la position de conduite se règle facilement sur de larges amplitudes et que, subjectivement, je me sens un peu surélevé au volant de cette compacte. 

C’est que le Q30 partage en fait ses dessous avec le Mercedes GLA (il a même une garde au sol plus élevée que le SUV allemand, à 145 mm au lieu de 130) et le pare-brise est commun aux deux modèles, tout comme l’empattement et le volume global à bord.









Souvent, les motorisations d’accès n’ont pas droit ni à un grand éventail de versions ni à des équipements haut de gamme : ce n’est pas le cas de cette Q30 qui, même dans sa version 1.5d, a droit à 5 niveaux d’équipement ! 

Ça commence à 26 850 € (soit 900 € de moins qu’une Mercedes A 180 d d’entrée de gamme), ça monte à 29 780 € pour la version Premium et après, ça se tient dans un mouchoir de poche sur les versions City Black Edition, Sport et Premium Tech, à respectivement 34 470 €, 33 380 € et 34 350 €.

C’est de cette dernière version dont je disposais.

On s’en doute, niveau équipement, c’est plus que complet : 

feux full LEDs, avertissement d’anticollision frontale, alarme, avertisseur de franchissement de ligne, régulateur / limiteur de vitesse, sièges avant chauffants, caméra de recul. 

On notera, toujours à titre de comparaison, qu’une Mercedes A 180 d est à 35 650 € en finition haute Fascination, mais les équipements de sécurité restent en option ( !), avec un pack à 1850 € (détecteur d’angles morts, alerte au maintien de ligne, assistances de trajectoire…). 

Par contre, il faut rendre crédit à Mercedes : les peintures métallisées y sont moins chères que chez Infiniti (850 € contre 900 €). 

Et Infiniti ne brade pas son système audio Bose optionnel (mais la qualité du son vaut le coup), à 800 €. 


Quant aux jantes bicolores, elles valent un supplément de 300 €.


À l’intérieur, assurément ! 

Faut certes lâcher un petit billet, mais (un peu) moins que chez d’autres.



Contact, action !



La Q30 n’a pas de démarrage sans clé et quand le 1461 cm3 à 8 soupapes prend vie, d’un coup, c’est moins premium. 

Sur un parking, vous allez redevenir amis avec les propriétaires de Dacia Duster. 

Mais en rentrant à l’intérieur, le volume sonore baisse d’un coup et l’atmosphère redevient plus sereine. La qualité d’insonorisation est à citer en exemple, avec toutefois deux petits bémols : en pleine accélération, le 1.5d donne de la voix et sur les revêtements granuleux, les bruits de roulement se font entendre

Sachez aussi qu’au-delà de 160 km/h (Sainte-Chantal, ne me demande pas comment je le sais !), les bruits aéro ne sont pas non plus à négliger, mais il n’y a rien d’anormal à ce stade. 

Par contre, à vitesse stabilisée et sur bon revêtement, que ce soit sur route ou autoroute, la Q30 avance en silence, et au volant, je savoure les excellents sièges et le côté soyeux de la suspension sur le début de sa course morte.

Et ce silence s’explique d’autant plus qu’en conduite coulée, le 1.5d n’a pas trop l’occasion de donner de la voix. 

Il tire long, le pauvre : 1500 tr/mn à 90 km/h en sixième, 2200 tr/mn à 130. 

Du coup, on ne l’entend pas.





Sauf si on veut un peu de dynamisme. 

Car c’est vrai quoi, je suis bien installé, confort, dans cette auto au look moderne et dynamique, et quand j’accélère, il ne se passe rien. 

Ou franchement pas grand chose, à moins de redescendre deux rapports (avec une boîte dont la commande est juste dans la moyenne, car quelques verrouillages ratés restent possibles, notamment en troisième). 

Les chiffres parlent d’eux-même : rien à dire sur le 190 km/h chrono qui est suffisant, mais le 0 à 100 en 12 secondes (pour comparaison, le 2.2d sort 220 chrono et le 0 à 100 en 8,3 et ses 350 Nm dépotent autrement à tous les régimes), le 400 mètres DA en 19 secondes ( !), le 1000 mètres en 34 secondes (re- !) et les 45 secondes nécessaires pour atteindre 160 ne la classent définitivement pas dans la catégorie des autos dynamiques. 

Là, il y a un petit décalage entre le look et les prestations, et le petit 4 cylindres n’a tellement rien dans le sachet (d’autant que la Q30 1.5d pèse 1434 kilos à sec – probablement plus dans ma version hyper équipée – alors qu’un Duster dCi 110 n’en fait que 1280) que toute tentative de conduite dynamique est rapidement décourageante.

 Mais il est vrai qu’il existe une clientèle placide ou urbaine pour qui les performances n’ont pas une grande importance. 

Et du coup, la Q30 1.5d en finition Sport (suspension plus ferme de 7 % et châssis rabaissé de 15 mm) n’a probablement aucun intérêt.

Par contre, le moteur est très souple et bien linéaire : on ne ressent pas de pic de puissance et il n’est pas utile d’aller au-delà de 4000 tr/mn, taquiner la zone rouge vers les 5000. 

En plus, il est fort logiquement assez sobre : je conclus ma semaine d’essai avec une moyenne à 6,1 l/100, avec un mini à 5,1 sur départementale à un rythme tranquille, tandis que la Q30 est officiellement donnée pour 3,9 l/100. 

En usage péri-urbain relativement fluide, la Q30 1.5d se contente également d’un peu plus de 5 l/100.

Tout ceci est d’autant plus frustrant que côté châssis, la Q30 1.5d assure bien avec une direction précise et un freinage (signé Brembo) assez tranchant, les deux pouvant de toute évidence gérer une cavalerie bien plus généreuse.


Le châssis, disais-je, est assez premium dans les sensations qu’il délivre, avec des réactions qui sont tout sauf binaires. 

Car la caisse de la Q30 est en fait assez haut perchée, mais l’amortissement freine bien les mouvements en détente, même s’il reste un (tout petit) peu de tangage latéral dans les phases neutres où l’auto n’est pas franchement posée sur ses appuis. Les suspensions restent un peu sèches sur les petites irrégularités, mais les pneus en taille 50 garantissent une certaine forme de confort et l’auto reste conciliante sur les grosses ondulations, ce qui lui permet d’être subtile et d’offrir autre chose qu’un simple « confort à l’allemande ».

Bilan : une autre vision du premium

Avec son design très expressif, son allure légèrement surélevée, sa double sortie d’échappement, sa finition impeccable et son équipement complet, l’Infiniti Q30, même dans cette version 1.5d, offre déjà des prestations de haut niveau. 

Certes, son tarif n’est pas particulièrement bradé, mais elle est moins chère qu’une Mercedes Classe A identiquement motorisée, tout en étant plus confortable et mieux équipée. 

Et plus rare aussi, ce qui participe au feeling d’être prémiumisé.

Il n’empêche que pour moi, être prémiumisé, c’est être aussi au volant d’un véhicule qui puisse me donner ce petit sentiment de dominer la route (une salutation amicale à tous les psychanalystes qui nous lisent), et de jouir d’une forme d’effortless cool et stylé dans ma façon de me déplacer, ce qui implique des reprises autrement plus musclées que celles dont me gratifie cette Q30 1.5d, même si une clientèle plus placide que moi y trouvera certainement son compte.

Et d’ailleurs, cette clientèle a semble t’il commencé à se manifester. 

Et dans les services commerciaux d’Infiniti Europe, on commence à arriver le matin en robe de chambre en soie, avec une bouteille de champ’ à la main et un cigare dans l’autre. 


Une attitude très strauss-khannienne, que l’on doit à des ventes qui ont carrément décollé !

Jugez plutôt : en Europe, Infiniti a scoré 6000 ventes au 1er trimestre 2016, soit autant qu’en 2015 ! 4000 commandes de Q30 sont enregistrées (dont plus de 800 en France), et le réseau continue sa croissance avec désormais 20 concessions dans l’Hexagone. 

En France, la progression est carrément de 293 % par rapport à l’an dernier, même période ! Une belle performance, puisque l’on sait tous combien il est difficile d’installer une marque et que Infiniti n’est présent sur notre territoire que depuis 2008.


C’est donc le signe que cette Q30 fonctionne auprès de la clientèle, ce qui est une bonne nouvelle pour Infiniti. 

En ce qui me concerne, j’ai apprécié le package dans sa globalité, mais ce Diesel sous-motorisé laisse un goût de trop peu. 


D’où ma curiosité d’essayer un modèle plus solidement motorisé, afin d’apprécier toutes ses qualités à leur juste valeur.



Photos : Gabriel Lecouvreur
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